16 juil 2026

3e vague de chaleur : Des corps en souffrance et une attaque contre le juste partage de l'eau !

La 3e vague de chaleur se poursuit en juillet et annonce les prochaines épreuves climatiques qui nous attendent. Ce phénomène de chaleur extrême, provoqué par les activités humaines a été annoncé et documenté par les scientifiques : les émissions de gaz à effet de serre en sont la principale cause et elle sont renforcées par la chute de la biodiversité et le changement d'affectation des terres (Rapport du GIEC).

Des solutions existent comme l'agroécologie dont l'agriculture biologique pratiquées sur nos fermes, mais le Sénat a fait le choix dramatique d'aggraver la situation avec sa Loi d'Urgence Agricole (aussi appelée Loi Duplomb 2).

Cette loi ne fera qu'amplifier l'ensemble des phénomènes qui sont à l'origine de la destruction de l'environnement et de l'eau potable.

Le Réseau AMAP Ile de France appelle l'ensemble des parlementaires à rejeter cette loi et enjoint le gouvernement Français à se doter de tous les instruments à sa disposition pour réorienter en urgence l'agriculture vers des systèmes alimentaires résistants, durables et égalitaires.

 

Ces 3 vagues de chaleurs prédisent nos prochaines saisons chaudes

L'impact de la canicule sur les paysan·ne.s et les travailleurs agricoles 

De telles chaleurs ont des conséquences d'abord sur la pénibilité du travail : des horaires de travail qui se décalent. Le temps de travail devient compressé et limité. Il faut ré-organiser le planning des équipes, changer ses horaires (6h - 13h et revenir en fin de journée et en soirée). La nature du travail change : intégrer de nouvelles séquences d’arrosage, très chronophages et exigentes, pour humidifier la terre avant les plantations puis abreuver l’ensemble des cultures.

 La fatigue s’accumule, le stress aussi : comment réduire son temps de travail pour préserver son corps, son mental et celui des équipes sur la ferme, lorsque l’activité atteint justement son pic ?

Le stress, à l'aune d'un nouvel épisode de canicule en juillet, sont autant de facteurs qui augmentent le risque de décompensation par les paysan.nes et leurs équipes. L'impact peut aussi avoir un effet différé et s'exprimer dans plusieurs semaines ou cet hiver (des témoignent sont disponibles ici).

L'impact de la canicule sur la physiologie des plantes et des animaux

Au côté des paysan·nes qui souffrent de la canicule, tous les mangeur·euses, ceux qui pré-financent la production comme les autres, sont concernés par ces impacts.

Les légumes d’été supportent « relativement » ces chaleurs, mais ceux d’hiver les subissent. Courges, céleris-raves, céleris branches, par exemple, ont du mal à s’implanter quand ils ne sèchent pas tout simplement. Les choux sont attaqués par des ravageurs et seront peut-être absents de nos paniers cet hiver.

Les animaux souffrent aussi de la chaleur : dans nos petits élevages les rendements baisses (baisse naturelle de production de lait ou d’œufs par exemple) et on compte de nombreux avortements. Dans les très grands élevages - les fermes usines de 30 000 poulets par exemple - les rendements baissent drastiquement et la hausse de la mortalité est dramatique. Les cadavres parfois s'entassent générant de nouveaux risques sanitaires.

Avec le dérèglement climatique : la productivité agricole générale baisse, les revenus de ces agriculteur·trices vont baisser...et les prix de l'alimentation fixés sur les cours mondiaux, vont augmenter.

Les politiques publiques organisent l'inaction climatique et le sénat s'attaque à notre eau !

L’agriculture française est le 2e secteur qui émet le plus de gaz à effet de serre en France (19% des GES en 2024), juste après le transport ! L'amoniac, le protoxyde d'azote, le méthane, phosphate, C02 sont les premiers responsables de ce phénomène. En plus de la mécanisation de l'agriculture et des rejets générés par les ruminants, ce sont les engrais et les pesticides associés qui libèrent des gaz quand ils sont répandus sur les cultures et qui causent le réchauffement climatique. 

Malgré ces contradictions maintes fois démontrées et l'appel des scientifiques à transformer nos modèles agricoles et alimentaires vers des systèmes agroécologiques, le Sénat soutient un texte qui est un vecteur de régression environnementale majeure et une menace durable pour la ressource en eau des Français. Le texte permet une intensification de l'élevage, il réintroduit des néonicotinoïdes (tueurs d'abeilles) qui avaient été interdits et il s'attaque au juste partage de l'eau au sein de notre société et de nos écosystèmes. Toutes les informations détaillées, sont disponibles ici

 Le Réseau des AMAP Ile de France alerte spécifiquement sur la fin du juste partage de l'eau qu'entraine ce texte. Retrouvez notre décryptage dans l'article dédié ICI

Vous voulez agir ? 

  1. Relayez et participez aux mobilisations prévues ce week-end du 18-19 juillet partout en France, et lundi 20 juillet à 18h à Paris - métro Invalides, près de l’Assemblée nationale ! 
  2. Interpellez les député·es via Shake ton politique
  3. Signez ICI la nouvelle pétition déposée par Sabine Grataloup sur le site de l’Assemblée suite au classement de la pétition contre la loi Duplomb 2 aux 400 000 signatures
  4. Découvrez et partagez le kit de mobilisation : phoning, posts réseaux sociaux, tracts, envoi massif de cartes postales aux politiques…
  5. Faites vous reconnaitre comme victime du réchauffement climatique (que vous soyez paysans ou mangeurs).
  6. Et biensur... Rejoignez une AMAP près de chez vous, incitez votre entourage à faire de même, vous soutiendrez directement une ferme bio et locale qui lutte contre le réchauffement climatique

 

 

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