23 juin 2026

La météo des champs sous la chaleur du mois de juin 2026

Dès le mois de mars, il faut préparer les semis, les planches de culture, la ferme ; produire les légumes de l’été et… ceux de l’hiver ! Surveiller les levées, commencer l’arrosage, repiquer les jeunes plants, ne pas perdre la course du désherbage des rangs, tailler les plants de tomates, tuteurer les légumes qui s’épanouissent dans les hauteurs de la serre. Il faut aussi récolter et livrer bien-sûr des paniers qui s’étoffent doucement avec les premiers légumes d’été. Un délice.

« Seulement » 3 mois depuis la reprise de la saison, mais des paysan·nes déjà épuisé·es par des variations inédites de température

Une première vague de chaleur en mai, précédée puis suivie d’une période de grande fraîcheur avec des températures nocturnes autour de 10 °C, parfois moins, a ralenti le développement des cultures d’été (courgettes, concombres, etc.). Certaines ont même été perdues lorsqu’elles étaient cultivées en plein champ, sans serre, comme les premières séries de courgettes.

Cette vague de chaleur du mois de mai :

  • a eu des impacts limités sur les plantations, même si elle a pleinement profité aux pucerons qui foisonnent, et ralenti certaines cultures, comme les choux, en manque de pluie ;
  •  a eu un véritable impact humain : décaler les horaires pour fuir la chaleur, arriver très tôt puis s’extraire du soleil à midi, revenir tard l’après-midi ; assurer une surveillance accrue de la pépinière pour éviter les brûlures ; gérer l' arrosage.

La fatigue grandit alors que la saison ne fait que commencer.

En juin, rebelote. La chaleur s’intensifie et s’installe sur une période toujours plus longue.

Les horaires de travail se décalent à nouveau. Il faut penser et organiser l’arrosage, très chronophage pour humidifier la terre avant les plantations puis abreuver l’ensemble des cultures. La fatigue s’accumule, le stress aussi : comment réduire son temps de travail lorsque l’activité atteint justement son pic ?

  • Dans de nombreuses fermes, les serres sont blanchies pour limiter leur montée en température et éviter les pertes de fleurs. Ce sont elles qui deviendront les fruits de demain.
  • Les légumes d’été supportent relativement bien ces chaleurs, mais ceux d’hiver les subissent. Courges, céleris-raves, céleris branches, par exemple, ont du mal à s’implanter quand ils ne sèchent pas tout simplement.
  • Le sol aussi sèche et se durcit. Selon le niveau d’équipement, il n’est pas toujours simple d’y semer ou d’y planter. Pour exemple, les plants de poireaux arrivent mais il faut parvenir à les mettre en terre, puis surveiller attentivement leur arrosage.

Un travail ardu, mais des paniers qui se colorent !

Les tomates grossissent, les premières courgettes arrivent… et avec elles le goût de l’été ! Il faut aussi voir le positif.

Un grand merci aux maraîcher·ères qui ont pu partager leur vécu pour écrire cet article.

Adèle, salariée du Réseau

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